LES ACTUALITÉS ET ÉVÈNEMENTS 2017

21 avril 2017 : Séminaire IODS

IODS a organisé un séminaire sur les données pour les chercheurs en finance le vendredi 21 avril 2017 à Paris à l'Hôtel de Boisgelin (75007 Paris).

Le but de ce séminaire était de présenter les bases de données financières existantes et les technologies associées ainsi que d'échanger avec les universitaires et les praticiens afin de mieux répondre aux besoins des chercheurs.

Une quarantaine de chercheurs et praticiens ont assisté et échangé lors de ce séminaire composé de trois présentations sur les données de finance d'entreprise, trois présentations sur les données des marchés financiers et une table ronde sur les besoins de données des chercheurs :

• Signaux de l'ESG : intégration des variables financières grâce à l'apprentissage par machine (Antonio Celeste, directeur des relations institutionnelles, Sustainalytics / Christophe Geissler, PDG, Advestis)

• Données de gouvernance d'entreprise, rémunération des administrateurs et assemblées générales (Loïc Dessaint, CEO, Proxinvest) ;

• Recherche empirique en Chine (Tracy Wu, Marketing Manager Asia, GTA) ;

• Données CDS pour la recherche académique (Gavan Nolan, Directeur de la Division des prix et co-directeur de la recherche sur les revenus fixes, Markit) ;

• Fonds d'investissement et données de gestion d'actifs (Jérome Couteur, Chef de produit, Broadridge & Pritpal Garcha, Product Consultant, Broadridge) ;

• Traitement des données à haute fréquence des marchés obligataires (Mary Pieterse-Bloem, Responsable mondial de la Stratégie de revenu fixe et de la gestion du portefeuille, ABN AMRO Private Banking International).

IODS a été créé par l'OEE en partenariat avec l'INSEAD, la Caisse des Dépôts, Viel Tradition et le CNRS et fournit plus de 30 bases de données à 65 centres de recherche en Europe.

Consulter les présentations

Avril 2017 : IODS publie un nouvel indice patrimonial

IODS vient de publier un nouvel indice patrimonial. Cet indice mesure la performance globale de l'épargne financière des ménage au 4ème trimestre 2016. 

Lire le communiqué de presse

31 mars 2017 : clôture des candidatures au prix de thèse de la Fondation Banque de France

La Fondation Banque de France pour la recherche en économie monétaire, financière et bancaire, va décerner un prix de thèse en 2017.

Les thèses d'économie monétaire financières ou bancaires soutenues en France, entre le 1er janvier 2016 et le 31 décembre 2016, peuvent concourir à ce prix. Le jury en charge d'évaluer les candidatures est composé de personnalités désignées par la Fondation Banque de France et par le comité directeur de l'AFSE.

Ce prix, doté d’une récompense de 3000 € sera remis à l'occasion du 66ème Congrès annuel de l’AFSE (Nice, 19-21 juin 2017).

Les dossiers de candidature doit être envoyés à afse@wanadoo.fr au plus tard le 31 mars 2017.

Visiter le site de la Fondation de France

15 mars 2017 : Etat des lieux et perspectives de l'actionnariat en France 

L'OEE et l'ANSA ont organisé mercredi 15 mars une conférence sur l’actionnariat des entreprises françaises et européennes.

Dans le Livre Blanc « Agissons d’urgence pour la croissance », publié à l’automne 2016, l’ANSA présentait plusieurs propositions en faveur du développement de l’actionnariat qui constitue un enjeu essentiel pour le financement de l’économie.

Afin d’approfondir ces travaux, Christian Schricke, délégué général de l’ANSA, a évoqué le déclin de l’actionnariat individuel en France et les mesures préconisées par l’ANSA pour y remédier.

Jacques de Larosière, président de l’OEE, a rappelé que ce sont les ménages qui financent l’économie mais que leur épargne n’est pas suffisamment dirigée vers les fonds propres des entreprises. En effet, la taxation confiscatoire de l’investissement en actions illustre la contradiction entre les discours et la réalité de la fiscalité. Les Français continuent d’épargner, mais principalement en produits bancaires. La politique monétaire de la BCE avait pour but d’augmenter la consommation des ménages et l’investissement. Mais, à la différence des Etats-Unis, en Europe le Quantitative Easing de la Banque Centrale n’a pas eu comme effet d’orienter l’épargne vers les actions. Dès lors, les ménages n’ont pas bénéficié d’effets de richesse qui auraient pu les inciter à consommer plus. Finalement, ce sont donc surtout les États en déficit qui ont bénéficié du Quantitative Easing en se finançant à bas coût.

Xavier Delsol, avocat associé chez Delsol Avocats, et Virginie Seghers, présidente de PROPHIL, ont présenté la première étude européenne sur les fondations actionnaires. Alors que celles-ci sont nombreuses et puissantes dans plusieurs pays européens, (Allemagne, Danemark, Suède,…), il n’existe en France que quatre fondations actionnaires majoritaires ou de référence. Les auteurs formulent plusieurs propositions pour permettre leur développement.

Didier Davydoff, directeur de l’OEE, a quant à lui présenté les travaux de l’Observatoire sur l’actionnariat en Europe. Il a présenté des statistiques sur l’investissement en actions, direct et indirect (via les fonds d’investissement, l’assurance vie et les holdings familiales). Il a montré que le poids des entreprises non financières dans l’actionnariat des autres entreprises s’est accru, car les groupes d’entreprises de toutes tailles représentent une part croissante de l’économie française. Il a aussi présenté de nouvelles statistiques sur l’origine géographique des investisseurs étrangers en actions françaises.

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2 mars 2017 : Agora de la gestion organisée par l'AFG et l'Institut Louis Bachelier

André Masson, chercheur à la Paris School of Economics, a présenté jeudi 15 mars 2017 les résultats de son papier co-écrit avec Luc Arrondel, “How to explain and remedy the continuous drop of stock ownership since 2008?”.

Selon les auteurs, la baisse inexorable de l’actionnariat individuel en France depuis la crise financière de 2008 ne peut pas s’expliquer par des facteurs d’offre et de demande, mais par des mécanismes beaucoup plus complexes.  Pour étudier ces  mécanismes, les auteurs se sont servis des différentes vagues (2007-2009-2011-2014) de l’enquête PATER (Préférences vis-à-vis du Risque et du Temps). Ces enquêtes ont permis de mesurer les préférences d’un panel d’épargnants, notamment vis-à-vis du risque.

Pour en savoir plus :

  1. Les épargnants français dans la « grande récession » : préférences, anticipations et choix de portefeuille. Rapport pour l’institut CDC pour la recherche, février 2016
  2. How to explain & remedy the continuous drop of French stock ownership since the 2008 crisis?, presentation du 4 novembre 2016 lors de la conférence “The Future of Savings”, co-organisée par Axa et la Banque de France

2 mars 2017 : Quels défis 2017 pour les systèmes de retraite professionnelle ?

Jeudi 2 mars, L'OEE et Amundi ont organisé à la Banque de France une conférence sur la couverture du risque de longévité.

Les  chercheurs des universités de Tilburg (Pays-Bas) et de Paris-Dauphine (France) ont réalisé pour l’OEE une étude comparant les solutions de gestion du risque de longévité à la retraite. L’étude compare la mutualisation du risque entre les membres d’un fonds de pension avec un contrat de rente fourni par le marché. Les auteurs concluent que la mutualisation du risque par un fond de pension apporte aux membres de ce dernier une utilité supérieure car le niveau de prime que sont prêts à payer les assurés est insuffisant pour rémunérer le capital engagé pour la couverture du risque de longévité.

Après une présentation de l’étude scientifique par Marie Brière (Amundi, Université Paris Dauphine et Université Libre de Bruxelles) et Ling-Ni Boon (Université Paris Dauphine et Université de Tilburg), des solutions pratiques de retraite professionnelle ont été présentées par Philippe Serceau, Responsable Conseil ESR, Gestion de projets, Support développement international d’Amundi.

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7 février : Table ronde sur la promotion de l'investissement des épargnants sur les marchés financiers

Dans le cadre de l'examen à mi-parcours du plan d'action « Capital Market Union » (CMU), la Commission européenne a organisé à Bruxelles, le 7 février 2017, une table ronde sur la promotion de l’investissement des épargnants sur les marchés financiers.

Cette table ronde a rassemblé plus de 45 représentants d'investisseurs de détail, de superviseurs nationaux et européens, de l'industrie et d'autres acteurs du marché intéressés. Elle a permis à la Commission d'obtenir des commentaires ciblés sur des questions spécifiques pour éclairer sa réflexion sur l'examen du plan d'action de la CMU. L’OEE était représentée par son directeur, Didier Davydoff.

Minutes de la table ronde

10 janvier 2017 : L’AFG publie un Livre Blanc de l’épargne retraite

Dans ce Livre Blanc, L’AFG propose 3 mesures phares pour renforcer l’épargne retraite en France :
 

  1. Créer un nouveau produit individuel de retraite à destination d’un public large avec une sortie possible en capital ;
  2. Renforcer le développement de l’épargne retraite d’entreprise et notamment du PERCO ;
  3. Améliorer l’information des Français sur leur future retraite et les moyens de compléter les régimes par répartition.

Consulter ce Livre Blanc

Janvier 2017 : La Caisse des Dépôts publie Questions Retraite & Solidarité N°17

La Caisse des Dépôts publie un nouveau numéro de Questions Retraite & Solidarité consacré au fonds spécial des pensions des ouvriers des établissements industriels de l’Etat (FSPOEIE) et à sa situation démographique spécifique.

Ce régime de retraite spécial a été institué par la loi du 21 mars 1928, afin de créer un cadre commun à l’ensemble des ouvriers de l’Etat. Aujourd’hui, ce régime n’affilie que très peu de nouveaux cotisants et la plupart des affiliés arrivent à l’âge de la retraite. En 2015, le rapport démographique du FSPOEIE s’établit à 0,3 cotisants pour un retraité. A réglementation constante et sans nouveaux recrutements, le régime ne disposerait plus de cotisations à l’horizon de 2050.

Lire Questions Retraite et Solidarité N°17

Janvier 2017 : Tableau de bord de l’épargne en Europe N°33

L’OEE vient de publier son nouveau Tableau de bord de l’épargne, document compilant les principaux indicateurs et dernières tendances des comportements d'épargne.

Préambule :

Les politiques monétaires non conventionnelles diminuent le rendement de l’épargne financière des ménages européens. Les taux servis sur les produits d’épargne bancaire et d’assurance vie en euros ont encore baissé en 2016. Les marchés d’actions, en baisse depuis deux ans, ne se sont redressés qu’au dernier trimestre 2016. Madrid, Bruxelles et surtout Milan, pénalisés par les valeurs bancaires, terminent l’année 2016 en baisse par rapport à fin 2015.

Les revenus distribués sont en hausse dans l’ensemble des pays. Les plus fortes hausses ont été enregistrées en Allemagne, au Royaume-Uni, grâce à des hausses de revenus salariaux et en Belgique à grâce des allégements de l’imposition sur les revenus. Au Royaume-Uni,  la  hausse  des  revenus  a alimenté  une  hausse  de  la  consommation  suite  aux  craintes  du Brexit et le taux d’épargne est en baisse  dans ce  pays. Dans les pays de la zone euro, les taux d’épargne se maintiennent à des hauts niveaux.

Les  placements financiers restent fournis, mais sont en légère  baisse  en Allemagne  et en France. La hausse  des  placements  financiers  en  Espagne  et  en  Italie  reste  à  confirmer : le  gonflement  des comptes courants et des fonds d’investissement peut annoncer une hausse de la consommation ou se transformer en une épargne durable.

Les encours de produits d’épargne bancaires de bilan sont en baisse. Contraintes par la politique monétaire des banques centrales, les banques ont abaissé la rémunération de leurs produits. Avec le retour de l’inflation au Royaume-Uni et en Allemagne en fin d’année, de nombreux produits ont une rémunération négative en termes réels.

En  Italie, la défiance à l’égard des banques s’ajoute à cette tendance européenne et le retrait des comptes, livrets et obligations bancaires s’accélère au profit des fonds d’investissement et de l’assurance vie.

Les contrats d’assurance-vie garantis conservent encore leur avantage, mais leur rentabilité diminue progressivement. On n’observe pas de transferts importants vers des contrats en unités de compte. Plus généralement, les épargnants n’ont pas, dans leur grande majorité, cherché à améliorer leurs performances financières en se portant directement ou indirectement sur les actions.

Au total, les mesures de politiques monétaires non conventionnelles n’ont ainsi pas (encore) eu les effets escomptés sur les comportements d’épargne.

En revanche, la baisse des taux d’intérêt des crédits habitat a permis de compenser la hausse des prix de l’immobilier, notamment en Allemagne et en Belgique. En Italie et en France, les ménages ont pu profiter à la fois d’une hausse modérée des prix de l’immobilier et d’un coût du crédit  au  plus  bas. Seuls  les  ménages  britanniques  ont  été  pénalisés  par  des  taux  restant  à  des  niveaux  relativement élevés et la cherté des biens. Dans tous les pays sous revue, le crédit à consommation est reparti à la hausse en 2016.

Consulter ce nouveau Tableau de bord de l'Epargne

Janvier 2017 : Vœux du directeur

L’équipe de l’OEE vous adresse ses meilleurs vœux pour l’année 2017.

Avec vous, elle continuera d’explorer l’environnement de l’épargne, les comportements des épargnants, les produits et services dont ils ont besoin.

L’Observatoire recevra en 2017 la version finale de plusieurs travaux de recherche qu’il a financés, sur des thèmes importants :

- Le rapport sur la mutualisation du risque de longévité dans les dispositifs d’épargne retraite (Universités de Tilburg et de Dauphine, Amundi) ;

- Les questionnaires MiFID et pratiques de conseil en investissement (Université de Strasbourg) ;

- Un rapport sur les changements des canaux de distribution des produits d’épargne et de prêts (Université Goethe de Francfort).

Chacun de ces travaux fera l’objet d’un séminaire ou d’une conférence, où les résultats pourront être approfondis et discutés avec les professionnels de l’épargne.

D’autres conférences de présentation des travaux de l’OEE sont programmées pour les semaines qui viennent, en particulier :

- Une conférence sur l’actionnariat des entreprises, en partenariat avec l’ANSA, nouveau membre associé de l’OEE ;

- Une conférence sur le conseil financier générique, après la remise de notre rapport sur ce thème à la Commission européenne.

Enfin, un panorama général des tendances récentes de l’épargne paraîtra chaque trismestre à travers le Tableau de Bord de l’Epargne en Europe.

Je remercie sincèrement les membres de l’OEE pour leur contribution active à la vie d’une association maintenant largement reconnue et appréciée. Nous  poursuivons notre tâche avec un enthousiasme intact, conforté par votre intérêt, votre soutien et vos marques d’amitié très appréciées.

 

Didier Davydoff

Directeur

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