Les actualités et évènements de 2012
19 avril 2012 : Présentation de Didier Davydoff à l’AFGAP
Didier Davydoff était le 19 avril 2012 l’intervenant au « Petit Déjeuner de l’Association de la Gestion Actif Passif (AFGAP) ». Sa présentation portait sur les transferts d’épargne entre banque et assurance.
Pour en savoir plus: lire la présentation
04 avril 2012 : Cnis : la commission « Système financier et financement de l'économie »
Une réunion du Cnis, présidée par Jean-Paul Pollin, a eu lieu le 04 avril 2012. L’ordre du jour comportait quatre thèmes : L’activité bancaire par lignes métiers, les finances locales, crédits aux PME-TPE: premiers résultats de la collecte trimestrielle, le patrimoine des ménages.
Une présentation des premiers résultats de la cinquième édition de l’enquête patrimoine 2009-2010 de l’INSEE a été faite. Pour cette édition, plus de 15 000 ménages ont été interrogés. Des nouveautés sont à noter par rapport aux précédentes éditions. Pour la première fois, l’enquête a été réalisée à la Réunion, en Guadeloupe et en Martinique. Trois modules supplémentaires de questions ont été ajoutés et n’ont été posés qu’à une partie de l’échantillon des ménages sondés. Ces modules portaient sur : les habitudes de consommation, l’aversion au risque, le patrimoine immatériel, social et symbolique. Autre point, l’échantillon a été revu afin de mieux prendre en compte le haut de la distribution du patrimoine et donc d’obtenir des estimations plus fines.
Pour en savoir plus: Retouvez des informations sur le site de l’INSEE
La réunion a mis en avant le projet « Household Finance et Consumption Survey » du Système Européen des Banques Centrales. L’objectif de ce projet est double : collecter des informations sur le patrimoine des ménages européen et encourager et développer la recherche. Ce projet est parti du constat qu’il existe peu de données agrégées pour cerner les comportements patrimoniaux des ménages. Le but est d’obtenir des données individuelles s’appuyant sur les enquêtes nationales, qui sont déjà réalisées, comme en France, en Italie ou en Espagne. Un processus de convergence doit s’établir entre les enquêtes nationales, notamment sur la méthodologie, l’harmonisation des variables, la fréquence (tous les trois ans) et l’utilisation à terme d’un panel. Les premiers résultats seront disponibles selon les pays au premier trimestre 2013.
Pour en savoir plus: Retrouvez des informations sur le projet HFCS sur le site de la Banque Centrale Européenne
Avril 2012: L'AMF publie sa première édition de "La lettre de l'Observatoire de l'Épargne"
L'Autorité des Marchés Financiers (AMF) a publié la première édition de sa « Lettre de l'Observatoire de l'Épargne », avec un dossier sur la tarification des produits financiers. Les frais moyens d'achat et de vente d'actions d'Euronext Paris sur Internet auprès des grands réseaux s'élevaient en moyenne à 7,4€ pour un ordre de 1 000 €, à 25 € pour un ordre de 5 000 € et 47 € pour un ordre de 10 000 € à fin 2011. Les frais de garde d'un portefeuille d'actions cotées sur Euronext Paris étaient en moyenne de 77 € par an pour un portefeuille de 10 000 € avec 10 lignes différentes, et 145 € pour un portefeuille de 50 000 €. Le « Total des frais sur encours » (équivalent du Total Expense Ratio -TER) des OPCVM de droit français était en moyenne de 1,64% de l'encours en 2010, avec un maximum de 2,39% pour les fonds « Actions européennes » et un minimum de 0,30% pour les fonds monétaires.
Pour en savoir plus: Télécharger la lettre
04 avril 2012 : La FFSA et l'ANIA organisent une conférence sur le thème: "L'épargne longue"
La Fédération Française des Sociétés d'Assurances (FFSA) et la Associazione Nazionale fra le Imprese Assicuratrici (Fédération des sociétés d'assurances italiennes) ont tenu le 4 avril 2012 une conférence sur le thème de l'épargne longue. Bernard Spitz, s'appuyant sur des analyses statistiques fournies par IODS a montré que les grandes caractéristiques de l'épargne en Italie et en France étaient assez comparables, la principale différence étant l'importance du portefeuille obligataire des ménages italiens, alors qu'en France les obligations sont plutôt détenues à travers des contrats d'assurance vie.
A l'occasion de cette conférence, Gilles Benoist, directeur général de CNP Assurances, a appelé de ses vœux une modification des règles comptables IFRS. Il a par exemple expliqué que la notion de « participation stratégique » permettrait aux sociétés d'assurances d'investir en actions sans coût excessif en fonds propres dans la directive « Solvency 2 », mais les règles comptables ne le permettent pas.
Pour en savoir plus: Lire la présentation avec les données statistiques, site FFSA
28 mars 2012 Le taux d’épargne des ménages au plus haut depuis 1983
L’INSEE vient de publier les résultats détaillés des comptes nationaux au quatrième trimestre 2011. Malgré une légère baisse au quatrième trimestre, le taux d’épargne des ménages a augmenté sur l’année 2011. Il s’établit à 16,8% du revenu disponible et progresse de 0,7 point par rapport à 2010, soit son plus haut niveau depuis 1983. Le quatrième trimestre a été marqué par une augmentation de la consommation des ménages plus forte que celle de leur revenu disponible, d’où la baisse de l’épargne observée en fin d’année.
Pour en savoir plus: Lire le communiqué de l’INSEE
27 mars 2012 « L’évolution des placements financiers des ménages français en 2011 »
La Banque de France et l’Autorité de Contrôle Prudentiel ont réalisé une étude conjointe sur « L’évolution des placements financiers des ménages français en 2011 ». En 2011, les ménages français ont revu l’orientation de leurs placements financiers en privilégiant leur disponibilité. Ils ont augmenté leur épargne de précaution avec une hausse des encours sous forme de livrets, au détriment des placements en assurance vie et en OPCVM.
Pour en savoir plus: Lire l’étude
27 mars 2012 : Conférence : « L’épargne des français à l’épreuve des crises »
Les 21ièmes Rencontres parlementaires sur l’épargne et la fiscalité, présidées par Philippe Marini, le président de la Commission des Finances, ont eu lieu sur le thème « L’épargne des français à l’épreuve des crises ». Ces rencontres annuelles donnent l’occasion aux intervenants, issus du milieu parlementaire, bancaire, de l’assurance ou des spécialistes de l’épargne, d’échanger et confronter leurs idées sur le sujet de l’épargne, autour de différents thèmes. Cette année, deux tables rondes ont permis d’aborder dans un premier temps les comportements des français vis-à-vis l’épargne, puis l’évolution de sa structure dans le contexte économique, financier et fiscal actuel.
L’ensemble des intervenants ont souligné l’importance de favoriser l’épargne longue. L’assurance vie qui reste le placement privilégié des épargnants français avec un encours de 1 362 milliards d’euros à fin 2011, pourrait jouer le rôle de financement de l’économie. Les intervenants ont déploré cependant un manque de stabilité fiscale et règlementaire pour les contrats en assurance-vie. Les intervenants sont revenus sur les nouvelles normes prudentielles Bâle III et Solvabilité 2, qui modifient indirectement l’orientation des placements des ménages.
Pour en savoir plus: Le programme et la liste des intervenants
27 mars 2012: Conférence sur le High Frequency Trading
L'EIFR (European Institute of Financial Regulation) a organisé le 27 mars 2012 une conférence sur le thème "Imperfections de marché et profitabilité du Trading Haute Fréquence : Enjeux et limites". Frédéric ABERGEL, Directeur du Laboratoire de Mathématiques appliquées aux systèmes de l'Ecole Centrale Paris a présenté les travaux de recherche en cours sur la profitabilité de l'activité de trading à haute fréquence (High Frequency Trading - HFT). Laurent Grillet-Aubert, senior economist à l'Autorité des Marchés Financiers, a dressé un panorama des stratégies de trading à haute fréquence et de leur impact sur les marchés. Les stratégies de HFT impliquent en général des engagements en capital réduits car les positions sont closes quotidiennement. Elles reposent sur une automatisation totale des flux d'ordres, appuyée sur des infrastructures lourdes. Elles représentent plus de 50% des volumes de transactions en actions aux Etats-Unis. Les stratégies mises en œuvre appartiennent à deux familles : le market making et l'arbitrage. L'effet agrégé des stratégies individuelles peut générer un risque. Le quote stuffing (« bourrage d'ordres » sans intention d'exécution) a un effet trompeur sur le marché. L'intermédiaire et l'autorité de surveillance doivent donc mettre en œuvre des contrôles de risques appropriés, difficiles en l'absence d'un mécanisme de bonne qualité pour le reporting des transactions de gré à gré. Compte tenu de ces externalités négatives, se pose la question de l'optimalité des investissements massifs dans les infrastructure de trading nécessités par le HFT.
Pour en savoir plus: Lire la présentation de Laurent Grillet-Aubert
14 mars 2012: Conférence OEE: "Quelle place pour les produits structurés dans l'épargne des particuliers?"
L'offre de produits structurés aux épargnants européens s'est considérablement diversifiée depuis une quinzaine d'années et l'ingénierie de certains produits est d'une grande sophistication.
Comment concilier complexité, protection, transparence et juste prix ? Une étude de Philippe Bertrand et Jean-Luc Prigent pour l'OEE évalue le prix auquel les produits sont proposés aux épargnants au regard des garanties offertes.
Les travaux de Claire Célérier et Boris Vallée éclairent « l'économie industrielle » de l'offre de produits structurés : la complexité et l'innovation répondent-elles aux besoins d'exposition/protection des épargnants ou bien à des biais de comportements ? sont-ils une réponse des intermédiaires à la sophistication d'une partie de leur clientèle ?
Pierre Bollon a introduit la discussion sur les questions que soulèvent les produits structurés et le rôle des intermédiaires : apport d'expertise financière, exposition aux risques dont ils protègent leurs clients, adéquation de l'information et/ou du conseil.
A travers l'exemple des produits structurés, Jacques de Larosière a conclu sur la place des banques, actuellement mise en question aux Etats-Unis (par la règle Volker), au Royaume-Uni (par le rapport Vickers) et en Europe.
Retrouvez les présentations des intervenants à la rubrique Conférences
Pour en savoir plus: Lire l'interview de Didier Davydoff pour Easy Bourse
23 février 2012 : "Assurance-vie, la fin d'un cycle" (AGEFI HEBDO)
Un article de l'AGEFI HEBDO analyse le mouvement de décollecte observé ces derniers mois sur les produits d'assurance-vie. Ce mouvement s'explique en partie par la réorientation de l'épargne vers les produits bilantiels bancaires. Didier Davydoff, directeur de l'OEE, a répondu aux questions de l'hebdomadaire en évoquant le "phénomène de 'décumulation' financière' (qui) apparaît en Europe".
Pour en savoir plus: Lire l'article
16 février 2012: "La fin de la dictature des marchés"
Jacques de Larosière, Président de l'OEE a introduit la conférence organisée le 16 février 2012 par Nyse Euronext et le Cercle des Economistes sur le thème : « La fin de la dictature des marchés ? ». Son allocution a décrit les symptômes du gonflement excessif de la sphère financière et il en a analysé les causes monétaires, budgétaires, réglementaires et celles liées au fonctionnement des marchés. Il a proposé un ensemble de remèdes pour « faire rentrer les tigres dans leur cage ».
Pour en savoir plus: Lire l'allocution
21 janvier 2011: Emission de France Info sur les tendances de l'épargne en Europe
Didier Davydoff, directeur de l'Observatoire de l'Epargne Européenne a été invité par Marie-Christine Vallet à présenter les tendances récentes de l'épargne des Européens. Il a en particulier expliqué les différences récentes de comportements entre les Allemands bénéficiant d'une baisse du chômage et moins désireux de constituer une épargne de précaution et les ménages des autres pays européens. Écouter l’émission
10 janvier 2012: La Banque Postale publie son baromètre de l'épargne
Une enquête téléphonique auprès d'un échantillon représentatif de la population française de 18 à 80 ans a été réalisée par TNS Sofres pour la Banque Postale et le journal Les Echos. 76% des personnes interrogées déclarent que si elles avaient de l'argent à placer, elles investiraient sur des Livrets d'épargne, et 48% en assurance vie. Les actions ne seraient choisies que par 12% des sondés, qui, à 60% les jugent très risquées, un plus haut niveau historique qui dépasse meême celui de fin 2008. La perception du risque des obligations est également en hausse marquée et 9% seulement des sondés les choisiraeint comme support d'investissement.
Le sondage montre par ailleurs que l'immobilier arrive en tête comme moyen de préparation à la retraite (44% des sondés), devant l'assurance vie (37%)

